Jean

     L’avantage quand on est une petite structure comme la mienne, c’est qu’il n’est pas (trop) difficile de se libérer lorsque la situation le demande. En l’occurrence, le test prévu « demain » a été ramené à « aujourd’hui ». N’en déplaise à moi-même, les impératifs des concessionnaires font partie des aléas. Je suis là.


Après avoir erré dans cette artère bien connue des motards Parisiens, et m’en être mis plein les yeux, Jean arrivait tranquillement pour finaliser son essai.

Les diverses recommandations (et cautions) effectuées, nous allions enfin pouvoir nous mettre en selle.

Jean n’a pas de mal à se familiariser avec l’engin et c’est presque avec regret qu’il est obligé de s’arrêter au bout d’un 1/4 d’heure. Diagnostic : la panne sèche. Non non, il n’est pas resté en 1ère à 8000tr/mn, c’est juste que le plein n’avait pas été fait. Qu’importe, la vendeuse en charge de notre essai (que nous appellerons Elise) rapplique dare-dare pour remplir la bête.

Nous repartons vers l’ouest parisien avec, comme nouvelles consignes, de rentrer avant la fermeture du magasin. Merci Elise.

L’environnement était assez fluide au début, ce qui a permis à Jean de prendre connaissance avec les aptitudes de cette machine et de voir que son choix se finalise. Toutes les commandes sont facilement accessibles et le moteur reprend dès les bas régimes.

Le retour se fera dans une circulation un peu plus « hostile », ce qui lui permettra de prendre conscience du gabarit lors de quelques inter-files.


Je laisse Jean sur de tellement bonnes impressions, qu’il retournera à la concession le lendemain pour remplir le bon de commande.

Quant à moi, j’ai eu la proposition de revenir quand je veux pour essayer la moto que je veux. Si c’est pas du bon geste commercial ça, ben je m’y connais pas. Bon, il faut juste que je trouve le temps car pour l’instant, d’autres SMideRs comptent sur moi et c’est ma priorité.