*Les 10 S.M.R

*Les 10 Suggestions de Mesures Raisonnables

Loin de moi l’envie d’imposer une certaine utilisation de la moto par rapport à une autre. Les mesures qui suivent, ne sont que des suggestions que je pratique moi-même et qui m’apportent une certaine quiétude dans ma conduite quotidienne. Comme ce site est dédié à la sécurisation routière, je me dois de vous en faire part. Vous me suivez ?


SMR 1 : Equipement. Rien ne vaut une bonne paire de bottes, mais il existe des bonnes chaussures. Malheureusement, parfois, elles sont équipées de lacets. Les double-nœuds sont à proscrire.

Le + : moins de risque de se retrouver par-terre au moment de poser le pied au sol avec la boucle qui s’est prise dans le sélecteur.

Le – : ils risquent de se défaire plus facilement et de traîner dans des endroits délicats.


SMR 2 : Les clés. J’ai toujours mes doubles de clés sur moi au cas où.

Le + : pas de galère en cas d’égarement de celles-ci.

Le – : un peu plus lourd dans la poche et risque de facilité à ne pas chercher réellement en cas de perte.


SMR 3 : Le clignotant. Je le laisse à gauche pendant tout mon dépassement sauf si je ne suis pas dans la voie la plus à gauche. Je le mets à droite avant de me rabattre.

Le + : une moto sera toujours plus visible avec le clignotant que sans. Je ne suis donc pas encore prêt à utiliser le rappel de clignotant.

Le – : certaines personnes donnent une connotation agressive à l’utilisation prolongée du clignotant lorsqu’on suit un autre usager. Personnellement, je privilégie ma sécurité et tant que je ne rajoute pas des appels de phare…


SMR 4 : Les feux de détresse. Je les actionne uniquement dès que je vois une circulation fortement ralentie. Ils sont accompagnés par une scrutation dans les rétroviseurs.

Le + : c’est souvent l’instant qui peut prévenir d’une situation d’urgence.

Le – : certaines personnes ont tendance à oublier de les enlever alors on risque de ne plus y prêter suffisamment attention.


SMR 5 : Marquages au sol, plaques d’égout et divers raccords de bitume. Je n’attends jamais qu’il se mette à pleuvoir pour éviter de rouler dessus. Je m’y attelle en permanence.

Le + : je n’ai pas besoin de renforcer mon attention quand la chaussée est humide.

Le – : ça peut m’obliger à modifier une trajectoire quand c’est sec, mais dans ce cas, je choisi ce qu’il y a de mieux pour ma sécurité.


 

SMR 6 : L’inter-files. Je ne rentrerai pas dans le détail de savoir quand ni à quelle allure je dois le pratiquer. Il ne s’agit pas de la remontée de files et mon différentiel avec les autres usagers est relativement faible pour pallier à toutes surprises. Je mets donc le clignotant à gauche et j’ai le pied sur la pédale de frein. Mes bras sont souples ou verrouillés suivant le ressenti du moment. Je me rabats pour laisser passer d’autres usagers quand la situation pour le faire me semble sans danger. Je garde une distance de sécurité raisonnable avec le deux-roues qui me précède. Je les dépasse quand je suis sûr de l’action.

Le + : je suis serein mais reste toutefois concentré. Mon clignotant me permet de signaler où je vais me rabattre pour laisser passer. Si c’est à gauche, je le maintiens, si c’est à droite je le change. Mon pied droit me permet une action rapide et efficace en cas de freinage.

Le – : certains risquent de me dépasser par la droite sans forcément attendre que je me sois rabattu en voyant mon clignotant à gauche.

 


SMR 7 : Arrêt au stop. Pour le respect du panneau le plus simple du monde, une seule devise : arrêt à la ligne sans chercher à voir ce qui vient, en surveillant ce qu’il se passe dans mes rétroviseurs. Si quelqu’un me suit, je sors le pied gauche assez tôt pour lui montrer mon intention de m’arrêter. Je m’arrête en 1ère.

Le + : peu de risque de se faire rentrer dedans par l’usager de derrière qui va être influencé par votre manière d’agir.

Le – : lorsque je circule en groupe. Il me semble parfois très difficile de respecter un stop alors je trouve des astuces dont la plus simple est de…fermer la marche.


SMR 8 : Le cédez le passage. Contrairement au stop, le cédez le passage n’impose pas l’arrêt. Pour ma part, le plus grand danger vient de…devant. Tant qu’il y a un usager devant moi, je le garde dans ma vision. Je ne cherche même pas à surveiller ce qui vient tant que je ne suis pas seul à gérer mon passage. Je vois souvent des accidents sur des carrefours à sens giratoires où le « percuteur » a cru que celui de devant allait s’engager alors qu’il n’en a rien fait pour X raisons.

Le + : pas de risque de freinage d’urgence.

Le – : une réactivité un peu plus difficile due au temps plus limité d’analyse et de décision.


 

SMR 9 : Stationner-s’arrêter. Je m’arrête toujours en pensant à comment je vais repartir et s’il y a le moindre semblant de déclivité, j’enclenche la 1ère vitesse.

Le + : la sérénité pour repartir.

Le – : un peu galère parfois suivant le lieu mais avec le sourire en pensant au départ.


SMR 10 : Remercier. Même si je suis « attentif » au remerciement, je n’en tiens aucune rigueur au motard qui ne le fait pas à un moment donné. Il m’arrive parfois de ne pas remercier lorsque quelqu’un me facilite la « vie ». Non pas que je ne le veuille pas, mais si la situation n’y est pas favorable, je préfère encore passer pour un rustre plutôt que de me mettre en danger. Et souvent, je remercie en soulevant légèrement les doigts de ma main gauche, c’est vous dire…

Le + : garder une concentration sur la route et une bonne tenue de la moto.

Le – : passer pour un « enfoiré » en sachant qu’un des premiers à m’avoir traité d’enfoiré se nommait Michel Colucci. C’était aux 24H du Mans en 1985…